Par l’intermédiaire d’Esther Duflo et de son laboratoire le J-PAL, les expérimentations aléatoires ont connu un essor remarquable depuis les années 2000 en économie et sont présentées par leurs promoteurs comme une méthode particulièrement robuste dans l’évaluation d’impact. L’histoire de cette méthode est toutefois méconnue et les caractéristiques sociales de ceux qui l’utilisent (notamment leur trajectoire universitaire et professionnelle) peuvent expliquer en partie son succès. L’étude de sa théorie et de son passage à la pratique permet de mieux concevoir les inévitables arrangements qui sont opérés lorsque l’on applique une méthode et les effets politiques que peut provoquer l’obsession pour la quantification.
